Yuichiro Noda

YUICHIRO NODA "Lichen"

vernissage vendredi 7 octobre 18h-22h 08 Octobre - 19 Novembre 2022

Photographies de Yuichiro Noda - cette exposition est réalisée en collaboration avec Vague et Teruhiro Yanagihara studio . Arles - Kobé

save the date! 11 Octobre à 20h: Dîner avec le Chef Mila Gataric  https://restaurantlux.nl/  à la Traverse(sur reservation)

 

Yuichiro Noda's Lichen project is a series of photographs that was initiated with the invitation of Teruhiro Yanagihara's studio in Kobe. Yuichiro developed series of photographs inspired by Japanese wild life and forest in the Awaji island in an attempt to visualize the scents and smells that cannot be seen by the eye. He continues this work  through new explorations of other sites and places that he travels through. We are pleased to present this new body of work in Marseille for the first time

Archives

"Blauregen" Constantin Nitsche

09 Juillet - 17 Septembre 2022

Constantin Nitsche 

La délicieuse incertitude du regard(eur)

Le monde contemporain est à ce point bombardé d’images que le regard, sursollicité, souvent ne les regarde plus vraiment. Entre clichés de surface et visuels fabriqués sans que l’on s’en rende forcément compte (ou cherche à s’en rendre compte : passivité assumée et/ou coupable !), l’œil n’opère plus forcément très bien la distinction. 

La peinture également nous a appris à nous méfier des apparences et des facilités de lecture. Celle de Constantin Nitsche pourtant apparaît limpide en tous points. Partout des personnages immobiles peuplent de vastes espaces, neutres parfois, mais plus souvent des paysages ou des intérieurs retranscris avec un réalisme d’une grande précision, surtout s’agissant de motifs ou d’artefacts décoratifs, vêtements compris. 

Tout dans ces tableaux est suspension mais aussi impermanence. Les scènes révélées, silencieuses, ne sont pas définitivement figées : elles apparaissent comme mises sur pause le temps – plus ou moins long – qu’un événement dont jamais l’on aura connaissance ne vienne modifier l’équilibre à l’œuvre. Parfois même l’impermanence confine à l’évanescence, comme lorsque la figure semble partiellement dissoute sur la surface : apparition ou disparition ? 

L’on n’en saura pas plus ; d’autant qu’entre absence d’anecdotes, surface parfaitement lisse qui désactive toute tentative de commentaire et refus de délivrer le moindre indice d’ordre psychologique, toute narration se trouve de fait proscrite et la révélation d’une intimité promise s’évapore inexorablement. 

Temps et action semblent être si parfaitement arrêtés, et donc propices à la dérive contemplative, que l’on en oublierait presque que l’image est trop parfaite pour être vraie. Car à travers le mélange d’emprunts au réel et d’inspirations d’ordre cinématographique qui caractérisent son travail – y compris techniques avec l’analogie au traveling latéral qui imprime certaines toiles –, Constantin Nitsche se livre à un véritable travail de mise en scène, un savant ouvrage de construction ; la construction d’un monde avec des emprunts faits à son monde, rendant encore plus périlleuse et incertaine la tentative de décryptage de l’image. 

La référence qui vient alors à l’esprit est celle du cinéaste Wes Anderson. Or dans son monde à lui tout est appuyé et surjoué, tant la « réalité » de l’action s’épanouit dans un cadre qui relève du décor, entretenant ainsi chez le spectateur un constant sentiment d’ambivalence quant à la nature de ce qui est donné à voir ; tout comme dans les tableaux de Constantin Nitsche pour qui accepte de les regarder, et non simplement de les consommer comme on avale des images immédiates. 

Qu’ils soient de dos, de face ou de profil, les personnages eux aussi font face aux images car ils contemplent quelque chose, y compris cet homme impassible au curieux regard vide, qui prend ses distances grâce à une clôture subtilement ornementée. 

Ils ne sont pas les seuls « voyeurs ». Le peintre lui aussi est voyeur, le regardeur également, qui va tenter de percer les mystères du tableau sans toutefois y parvenir tant il est assailli par le doute distillé par cette image trop parfaite pour être « honnête ». 

La peinture de Constantin Nitsche s’offre telle une lecture de son époque : celle d’un œil rigoureux et critique qui, malgré sa précision, n’ouvre sur rien d’autre que le vaste champ d’une délicieuse incertitude. 

Frédéric Bonnet

 

event: un dîner avec le chef Cyril-tuan Pham le 03/09/2022 (sur resevation, places limitées) Cyril est un jeune chef franco-vietnamien qui s’est fait une spécialité de fusionner la cuisine française et la cuisine vietnamienne avec des techniques japonaises, créant ainsi autant de passerelles gustatives.

 

Playing with Bones, Rochelle Goldberg, Rosa Joly, Michel Journiac, Veit Laurent Kurz, Matt Mullican, Paul B. Preciado, Walter Price, Elif Saydam, Sebastian Wiegand, Belinda Zhawi.

20 Mai - 02 Juillet 2022, Marseille

Jouer avec les os est une force transmissive qui façonne cette exposition collective réunissant des artistes, des poètes et des philosophes d’horizons et de générations différentes, avec l’ambition de construire une filiation, temporaire et expérimentale, entre les motivations multiples qui façonnent les œuvres rassemblées pour l’occasion. Un peu à la manière du poète californien Jack Spicer qui, dans After Lorca (1957), lie sa plume à celle du poète espagnol et ce faisant produit un recueil-hommage irrévérencieux et programmatique, Playing with Bones met en présence une sélection d’oeuvres envisagées comme des micro-mondes traversés d’influences et d’intentions fluctuantes, ouvertes à l’énergie de leurs voisines et aux pouvoirs invisibles qu’elles convoquent. Tout comme Spicer se laisse habiter par la voix de Federico García Lorca pour composer une famille de poèmes qui se font le vaisseaux d’une prosodie d’outre-tombe, cette exposition se veut la caisse de résonance d'un faisceau de voix aux émanations mystérieuses, sans jamais les figer dans une interprétation qui en réduirait la portée magique.
 
C’est dans cet esprit d’irrévérence ludique que Playing with Bones s’inscrit, et si le jeu du titre renvoie justement à cette démarche qui jamais n’entends figer les oeuvres autrement que pour les placer en relations à d’autres, présentes en esprit ou en chair, c’est peut-être du côté des os que se situe l’aspect le plus polysémique et ambitieux de cette entreprise. Entendus comme les syllabes d’une incantation silencieuse, les bones du titre sont en effet moins les résidus matériels ou les éléments physiques à partir desquels les œuvres s’élaborent que les voix qui hantent chacune des propositions artistiques choisies pour participer à l’exposition.
 
Le travail d’élaboration de cette exposition ayant également été nourri par la pratique du tarot et par des réflexions qui joignent la prédiction à la réécriture de soi, le jeu de tarot envisagé comme support de la relation divinatoire et comme un objet chargé d’une énergie magique qui circule et dont le sens gagne à être mobile, est un fil qui relie les oeuvres réunies pour un temps à La Traverse.
 
Exposition collective organisée par Rosa Joly.
Rosa Joly, Belinda Zhawi se sont rencontrées en 2021 lors de leur résidence à Triangle-Astérides. Depuis, elles cultivent le désir de collaborer, ce qu'elles ont pu faire à l'occasion de Playing with Bones, un projet hors les murs organisé par La Traverse et par Scheusal Berlin.
 
Scheusal (Artist run space, Berlin), Fonds PERSPEKTIVE (Institut Français en Allemagne), Triangle France-Astérides

C'est le feu, Martin Belou, Lily Gratzfeld, Emmanuelle Roule

22 Avril - 14 Mai 2022, Marseille

Expo : du 24 avril au 14 mai avec vernissage le 23 

Cette exposition qui se décline autour d'une installation croisée, de 2 diners-performance est pensée autour de la rencontre de trois pratiques et d’une idée commune qui les traversent, le feu.

2 dîners : vendredi 22 avril + samedi 7 mai 

Ces deux diners pensés avec la cheffe Lilly Gratzfled, sont une variation autour du feu, de la cire et la fumée.

C'est le feu avec Lili Gratzfeld (Rosapilpel)

22 Avril - 22 Avril 2022

Dans le cadre de l'exposition C'est le feu, Lilly Gratzfeld collabore avec Emmanuelle Roule et Martin Belou en proposant deux dîners inspirés par le feu, la cire d'abeille, et les éléments fumés. 

 

D.D Trans

26 Mars - 04 Avril 2022, Marseille

 

 

The vocabulary D.D Trans starts from an arsenal of banal objects, he draws inspiration while strolling during  walks and encounters, from his immidiate surroundings and his vulnerable imagination. All this references result in minimalist work in which the melancholic slant sometimes gets the upper hand, but at the same time offers a lot of fun. With attention to seriousness, couincidence and wonder. An ode to life, real life, which can almost always be dark and light at the same time.  

Peter Simpson

05 Mars - 22 Mars 2022, Marseille

Vernissage le vendredi 5 mars à partir de 18h

Dégustation de vin natures sélectionnés par Quentin Panabieres 

Banquet Fabien Vallos et Théophile Calot - Complet - 

Des choses vraies qui font semblant d'être des faux-semblants - Satellite

12 Novembre 2021 - 29 Janvier 2022, Marseille

10 artistes résidants à Bruxelles exposent à La Traverse.

Nous avons le plaisir de vous convier au vernissage de l'exposition satellite à La Traverse le 11 novembre 2021 de 17h à 21h.

 

À la faveur de l’exposition collective du Centre-Wallonie Bruxelles à La friche la Belle de Mai,
Des choses vraies qui font semblant d’être des faux-semblants

 

BANQUET XXXVII de Fabien Vallos

23 Octobre - 23 Octobre 2021, Marseille

Lors du Banquet XXXVII,  servi à la russe, pour 25 convives, sera offert la possibilité de gouter en 16 temps une histoire du ravioli, petit paquet de pâte enfermant une farce d’herbes, de légumes, de fromages, de viandes ou encore de fruits.

 

Art & Food - Pierre Giannetti & Marie-Sarah Adenis

05 Septembre - 05 Septembre 2021, Marseille

12h : Menu inédit créé en collaboration avec le chef Pierre Giannetti, l’artiste et biologiste Marie-Sarah Adenis et la Maison Ruinart. 

15h : Table ronde « Biodiversité, art contemporain et technologies », avec des artistes de l’exposition Biocenosis21. Animée par Alice Audouin, fondatrice d’Art of Change 21, commissaire de l’exposition Biocenosis21, dans le cadre du Congrès Mondial de la nature, Marseille.  

Exposition de Marie-Sarah Adenis & John Gerrard

28 Août - 25 Septembre 2021, Marseille

La Traverse et Art of Change 21 s’unissent du 28 août au 25 septembre durant le Congrès mondial de la nature de l’UICN pour mettre en lumière deux artistes de l’exposition Biocenosis21 :  Marie-Sarah Adenis et John Gerrard.

 

A-B : Catherine Bastide invite Théophile Calot en résidence curatoriale

03 Juillet - 18 Juillet 2021, Marseille

 

Avec : Felicia Atkinson, Marc Buchy, Elvire Bonduelle, Eve Chabanon, Musique Chienne, Jérémie Cosimi, Mimosa Echard, Ronan Lecreurer, Nicolas Poillot, Pedro Reyes, Fabien Vallos, Adrien Vescovi. 

 

Vernissage les 3 et 10 juillet Banquet du midi par Fabien Vallos et concert de Musique Chienne. 

Balade digestive ponctuée de performances dans les ruelles de Malmousque.

Inauguration de La Traverse et de La Petite Terrasse, pièce aménagée par les Ateliers Laissez Passer. 

 

Visites sur rendez-vous.

Régis Jocteur Monrozier & Nancy Moreno

11 Octobre - 02 Novembre 2020, Marseille

 

Catherine Bastide inaugure son nouveau fief à Endoume dans une villa construite en 1903 sur la corniche Kennedy, restaurée par le cabinet d'architectes Marion Bernard. 

Ses portes s'ouvre pour la première fois le 11 octobre avec notamment les oeuvres de la peintre Nancy Moreno et du meublier sculpteur Régis Jocteur Monrozier. Au menu: quelques peintures à l'huile aux milles couches agrémentées de desserts en béton; des gâteaux pour chien dans un doux rêve gluant d'une intimité angoissante et néo-brutaliste niché dans le grand caillou de Malmousque.