L’artiste britannique Douglas Eynon, basé à Brussels, présente en avril 11:11, sa première exposition personnelle à Marseille. Le titre fait référence à « l’heure des anges », ce moment miroir associé à la synchronicité et à une forme d’alignement discret, donnant le ton à une exposition qui explore la frontière fragile entre présence et disparition. Une grande peinture anamorphique montrant une main descendant dans l’image est présentée aux côtés d’une sculpture d’orchidée en papier, suspendu, délicate et oscillante, instaurant un dialogue entre corps et plante, image et objet. Dans l’espace du fond, des paysages atmosphériques s’inspirent des systèmes d’éclairage de boîtes de nuit conçus par son père, des structures lumineuses et mécaniques avec lesquelles l’artiste a grandi, parfois testées dans le jardin ou le salon familial. Transposées en peinture, ces structures lumineuses deviennent des paysages hybrides où le domestique et le cosmique se mélangent discrètement.
L’artiste britannique Douglas Eynon, basé à Bruxelles, présente 11:11, sa première exposition solo à Mar-
seille. Le titre fait référence à une «heure angélique», un moment de temps miroir associé à la synchronicité et
à une forme d’alignement discret, établissant le ton d’une exposition qui explore la frontière fragile entre pré-
sence et disparition. Une grande peinture anamorphique représentant une main tendue vers un pied, comme
les aiguilles d’une montre, est exposée aux côtés d’une délicate sculpture d’orchidée en papier, ondulant dou-
cement, introduisant une tension ambiante entre le corps et la plante, l’image et l’objet.
À travers les peintures, une glissade se produit entre le photographique et l’onirique. C’est précisément au
point de contact entre ces deux modes que la tension s’installe. S’inspirant des images des systèmes d’éclai-
rage de discothèque construits par son père, des formes mécaniques en néon avec lesquelles il a grandi, parfois
testées à la maison, ces structures sont déplacées dans la peinture, devenant des espaces hybrides où le quoti-
dien et le cosmique se rencontrent discrètement. De subtiles variations tonales à travers les œuvres établissent
un récit latent qui se ressent avec précision, émergeant à travers leur arrangement et leur proximité.